Whatever the weather...

Quelque soit le temps, nous dessinerons

08 juillet 2007

Overdose de lecture

Merde, je crois que j'ai prévu vraiment trop de bouquins pour les vacances...
livres

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04 juillet 2007

Adèle, le come back..

Du 27 Juin au 22 Aout, le magazine Telerama pré-publiera "Le labyrinthe infernal", le dernier tome des aventures d'Adèle Blanc-sec, notre chérie à tous. Il parraît que les gens qui ont suivis cette série depuis sa création en 1975 ont dû attendre neuf ans cet album. Pour ma part, cela ne fais que deux ou trois ans. Mais c'est déjà bien assez; Adèle is back!!

(attention, article chiant à lire..)


- Patrick Swirc pour Télérama

Après neuf années de silence, Adèle Blanc-Sec revient. Portrait de Tardi et de son héroïne dont le neuvième volet des aventures est publié en exclusivité dans Télérama tout l’été.

Le suspense aura duré neuf ans. Et depuis ce temps, la suite de l’histoire restait suspendue à deux questions brûlantes : « Régis Fluet et Léon Dandelet réussiraient-ils enfin à éliminer Adèle Blanc-Sec ? » et « Adèle Blanc-Sec réussirait-elle à se débarrasser de sa petite sœur ? » Neuf ans. Le temps qu’il aura fallu à Jacques Tardi, auteur prolifique mais feuilletoniste intermittent, pour renouer avec son personnage emblématique. Aujour­d’hui, il admet volontiers qu’en posant ces deux questions à la fin du huitième tome des « Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec », il ignorait tout des réponses. Et même si cette suite qu’il intitulait, à tout hasard, Le Labyrinthe infernal verrait le jour. C’est que, depuis trente ans, le créateur vit avec son héroïne une liaison très libre, épisodique mais non moins intense.

Ce Paris début de siècle regorge de sectes sataniques, de savants fous, de complots absurdes ou apocalyp­tiques, mais aussi de monstres effrayants, un ptérodactyle surgi de la préhistoire, un pithécanthrope, homme-singe de quatre cent mille ans ramené à la vie pour devenir « le soldat de l’avenir », ou une pieuvre rouge géante aux apparitions éclairs aussi ravageuses que récurrentes. Adèle est, de tous côtés, une cible désignée. Elle doit aussi affronter l’arrogance cynique des gens de pouvoir, la brutalité bornée des flics, sans oublier la lâcheté, la mégalomanie, la jalousie, et en toute circonstance la bêtise crasse de ceux qu’elle a la malchance de croiser sur son chemin. Le tout donnant matière, pour l’auteur, à un joyeux jeu de massacre à forte saveur anar.

Si Tardi revient toujours à sa chère série (il s’est écoulé neuf autres années entre le sixième et le septième épisode…), c’est pour retrouver le plaisir d’une imagination en roue libre. « Faire un Adèle, dit-il, c’est ce qui me rapproche le plus de mes lectures d’enfance. » En chemin, il a appris à respecter les codes du roman-feuilleton. « Il faut accumuler les obstacles, non pas chercher à les éviter. Au début, quand j’en avais marre d’un personnage secondaire, je le liquidais. Erreur fatale ! On peut avoir besoin à tout instant d’un comparse pour faire rebondir l’action. Je pars avec un plan, mais en cours de route, des tas de choses vont m’inciter à faire dévier le récit. Il faut laisser plusieurs portes ouvertes ! » Ne pas s’y tromper : Tardi avoue « l’an­goisse » du scénariste funambule menacé « de [se] laisser embarquer, de ne plus rien maîtriser, avec cette interrogation lancinante : “Comment vais-je retomber sur mes pattes ?” »

Le fait est qu’il y est souvent retombé de guingois, dans des positions inconfortables, mais sans trahir l’essentiel : l’aventure tourne immanquablement à la sarabande farfelue, sarcastique, pimentée d’une dérision souvent radicale. « Mes histoires sont forcément tirées par les cheveux. Je m’autorise à être incohérent, à créer des situations totalement fantaisistes. » Quitte à glisser régulièrement, au détour d’une séquence emberlificotée, des incidentes autocritiques en forme de clins d’œil. Exemple, ce constat désabusé d’Adèle : « Je souhaite bien du plaisir à ceux qui essaieront de comprendre. » Ou : « Depuis le début, je ne comprends rien à cette histoire […]. Je me demande ce qu’en pensent les lecteurs. »


Les lecteurs vont en redemander dès la sortie du premier épisode, Adèle et la bête, sorti en 1976. Le ton est neuf, Tardi est lancé. Il enchaîne dans la foulée trois autres épisodes, Le Démon de la tour Eiffel (1976), Le Savant fou (1977) et Momies en folie (1978). Dans ce qu’il s’amuse à inventer là se profile un style, celui qui fera dire par la suite au premier coup d’œil sur une planche : « C’est du Tardi. »

Il a déjà cette espèce de génie des lieux dont le rôle n’est jamais décoratif. Inlas­sable arpenteur de Paris pour des repérages méthodiques, dévoreur de documentation, il s’impose une exacti­tude millimétrée dans la reproduction réa­liste des décors, des monuments, des rues. « J’en ai besoin pour croire à ce que je ­raconte. Plus le lieu et l’atmosphère qui s’en dégage sont vrais, plus je me sens libre d’y inscrire des scènes abracadabrantes. » Le premier épisode commence au Jardin des Plantes, dans la galerie de paléontologie. Pourquoi ? « J’aime les musées, les vitrines de musée pleines d’objets. Souvent, l’envie que j’ai de dessiner un lieu déclenche l’his­toire, sert de tremplin à l’imaginaire. » A contrario, il a renoncé, plus tard, à propulser Adèle dans un lieu dont il rêvait, le musée Grévin, faute d’avoir déniché la documentation adéquate sur son apparence en 1912.

L’œuvre exceptionnellement riche de Tardi court d’adaptations inspirées des polars brumeux de Léo Malet en illustrations définitives de Voyage au bout de la nuit. On y trouve des bandes dessinées qui sont autant de pierres blanches dans le genre (Griffu, 1978, ou Ici même, 1979). Et deux chefs-d’œuvre qui dominent l’ensemble, C’était la guerre des tranchées (1993) et Le Cri du peuple (2001-2004) : une fresque d’horreur hyperréaliste sur la guerre de 14-18 et une magistrale histoire de la Commune, d’après Jean Vautrin. Si Adèle arrive à tenir toute sa place dans cette œuvre-là, c’est aussi parce qu’avec une série dite « de divertissement », l’auteur n’a jamais cessé d’être, sur le fond, fidèle à lui-même. En se plongeant dans le cinquième épisode (Le Secret de la salamandre, 1981, véri­table brûlot antimilitariste), on mesure à quel point la dénonciation de la boucherie de 14-18 est le combat d’une vie, pour Tardi. Ne rien céder sur ses indignations personnelles tout en fédérant un large public : c’est ce défi-là, validé par des cen­taines et des centaines de milliers d’exemplaires vendus, qu’il continue de relever mine de rien.

Tardi paraît bien décidé à clore ces « Aventures extraordinaires » avec un dixième et ultime épisode l’an prochain. En attendant, il se concentre sur les interrogations essentielles. Régis Fluet et Léon Dandelet réussiront-ils, cette fois, oui ou non, à éliminer Adèle Blanc-Sec ? La réponse devrait, en principe, se trouver dans ce Labyrinthe infernal.

Télérama n° 2998 - 30 Juin 2007               Jean-Claude Loiseau

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02 juillet 2007

Tales from Moomin valley

Again Moomins... En français cette fois, grâce à une ré-édition du "Lezard Noir" à paraître en Septembre de The complete Tove Jansson comic strip.

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13 juin 2007

Missionnaire

Eh! Pour l'instant je suis encore en Irlande mais je rajoute un post pour faire la promo de "Missionnaire" de Joann Sfar (même s'il n'en a pas besoin) Je me suis lu ça dans l'avion... un régal!

blog6

Posté par poulou60 à 14:03 - lectures un temps pestives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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